Le dîner de Marta Sánchez (60 ans) : « J'ai besoin de dormir au moins huit heures et je ne m'intéresse plus au dîner. Je suis tellement paresseuse que je meurs et je dors moins bien »

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A 60 ans, en pleine tournée de ses 40 ans, Marta Sánchez ne négocie pas ses huit heures de sommeil. Le dîner, en revanche, ne lui importe plus – et elle protège ainsi l’énergie qui la soutient sur scène.

La chanteuse et star Marta Sánchez /Gtres

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Passé minuit, alors que le public fredonne encore le dernier refrain et que les techniciens commencent à démonter la scène, Marta Sánchez ne pense déjà qu'à une chose : se coucher. Ce n'est pas la fatigue typique d'un voyage, c'est une méthode. Après quarante ans de scène, la chanteuse a appris que son énergie ne dépend pas du maquillage ou des costumes, mais de quelque chose de bien moins glamour : dormir ce que son corps lui demande, pas une minute de moins.

Le style de Marta Sánchez au défilé Simarra à la Fashion Week de Madrid

Gtres /Mila Pérez

À 60 ans, Marta vit ce qu’elle décrit elle-même comme l’un des meilleurs moments de sa vie. Elle est plongée dans la tournée qui célèbre ses quatre décennies de carrière, elle a déjà deux autres albums en tête à enregistrer et elle entretient depuis sept ans une relation stable avec l'homme d'affaires canarien Fede León. Au milieu de cette vie à pleine capacité, le sommeil est devenu sa grande discipline personnelle, celle qui soutient tout le reste.

Les huit heures non négociées

La chanteuse Marta Sánchez

La chanteuse Marta Sánchez /Gtres

Avec l'énergie nécessaire pour monter sur scène chaque soir, Marta a fait des heures de sommeil sa limite non négociable. « J'ai besoin de dormir au moins huit heures. S'il est sept heures, je n'ai pas autant d'énergie. De temps en temps, si j'en ai les moyens, je dors dix ou douze heures », explique la chanteuse, consciente que son corps fait des ravages dès qu'elle réduit son repos.

Ce qui est curieux, c'est que ce besoin de dormir coexiste avec un personnage qui ne sait pas se tenir debout. Marta admet qu'il lui est difficile de clôturer une journée sans avoir le sentiment d'en avoir profité : « J'ai toujours besoin de rendre une journée très productive, même un dimanche. Si je me couche en pensant que je n'ai pas fait quelque chose, je me fâche… ». Cette exigence envers elle-même explique aussi pourquoi elle prend tant soin de son sommeil : c'est le seul moyen de maintenir le rythme qu'elle s'impose. À cette discipline s’ajoute l’entraînement physique qui la prépare pour le tour – il combine cardio, poids et ballet – un cocktail qui demande une vraie récupération et pas seulement de la volonté.

L’équation est simple, même si cette cohérence est rarement respectée : plus vous exigez de votre corps sur scène, plus vous protégez les heures où ce corps se répare. Il n’existe pas d’astuce beauté ni de complément qui remplace, pour elle, ces huit heures de sommeil.

Les rituels de la nuit et leur relation avec le dîner

Marta Sánchez, de couleur citron

Marta Sánchez, de couleur citron /Gtres

La clôture de la journée a, dans son cas, un geste bien précis. Avant de se coucher, Marta a recours à un rituel presque artisanal : « Des cuillères à soupe de miel avec quelques grains de sel avant de se coucher. Le miel, c'est magique », dit-elle. Une petite habitude qui fait office de frontière entre l’agitation de la journée et le reste qui suit.

Là où Marta s'écarte du scénario attendu, c'est au dîner. Loin de l'idéaliser comme le grand rituel gastronomique de la journée, il avoue sans détour qu'il en a de moins en moins envie : « Le dîner, cependant, m'intéresse de moins en moins… Je suis tellement paresseux que je meurs et je dors moins bien. » Ce n'est pas une question de régime ou de restriction : c'est simplement qu'à ce stade elle préfère s'endormir le plus tôt possible plutôt que de prolonger un repas qui l'empêche de dormir. En fait, il n’y a aucun conflit avec le reste de l’alimentation. « Le seul aliment que je n'aime pas du tout, c'est le concombre, sinon je mange de tout. Bien sûr, avec beaucoup de modération », précise-t-il. Et il y a un repas qu’il savoure sans réserve : le petit-déjeuner. « C'est mon heure! » dit-il en riant, avant de détailler qu'il prépare des petits déjeuners complets. Le dîner perd de son importance, le petit-déjeuner la gagne. Tout, toujours, pour mieux dormir.

Comment protéger vos heures de sommeil

La chanteuse Marta Sánchez

La chanteuse Marta Sánchez /Gtres

Prendre la routine de Marta comme référence ne signifie pas copier ses horaires, mais comprendre le principe qui la sous-tend : le sommeil est protégé par la cohérence et non par l'improvisation. Se coucher et se lever toujours aux mêmes heures, et faire attention le week-end aussi !, c'est ce qui permet au corps d'entrer sans effort en mode repos, ce qui est particulièrement précieux lorsque l'agenda, comme celui de la tournée du 40e anniversaire, change de ville presque tous les soirs.

Le deuxième point est la déconnexion avant de dormir. Il n'est pas nécessaire que ce soit du miel avec du sel – même si cela ne fait pas de mal de l'essayer ; Tout geste qui marque clairement la fin de la journée est utile : éteindre les écrans avec marge, baisser la lumière dans la pièce, laisser l'esprit en pause avant de se coucher. L'important est qu'il s'agisse d'un geste répété, presque automatique, car c'est précisément cette répétition qui apprend au corps quand il est temps de se détendre.

Et le troisième point, celui qui est le plus difficile à intérioriser : le sommeil n’est pas un prix qui se gagne après avoir accompli tout le reste, mais plutôt la base qui permet d’accomplir tout le reste. Marta le dit clairement chaque fois qu'elle descend d'une scène à minuit et, au lieu de prolonger la nuit, elle la ferme. Cet ordre de priorités – le repos d’abord – est, bien plus que n’importe quelle routine de dîner, ce qui maintient votre énergie fonction après fonction.