Nous en savons de plus en plus sur le fonctionnement de notre corps. Nous sommes conscients que bien dormir est important, que le stress affecte le métabolisme et que l’alimentation l’influence bien plus que nous ne le pensions. Malgré cela, nombreux sont ceux qui continuent de penser que, malgré leurs efforts, ils n’obtiennent pas de résultats. Mais que se passe-t-il si le problème n’est pas ce que vous faites, mais la manière dont vous l’abordez ?
Il Docteur Hélios Couple C'est précisément ce qu'il soulève dans son livre « Metabolic Intelligence ». Maîtrisez votre métabolisme pour atteindre vos objectifs », où il introduit le concept de « stoïcisme métabolique » ; une manière d’appréhender la santé qui allie science, philosophie et bon sens. Cela semble compliqué, mais ce n’est pas le cas, car en résumé, il ne s’agit pas de faire plus, mais de faire mieux. Et surtout comprendre ce qui dépend de vous et ce qui ne dépend pas de vous.
D’où vient le stoïcisme métabolique ?
Le point de départ est simple, mais il change beaucoup notre manière d’agir : « Nous ne pouvons pas contrôler tous les aspects de notre métabolisme et de notre santé, mais nous pouvons agir sur ceux qui sont sous notre contrôle. » Cette idée est directement liée au stoïcisme classique, un courant philosophique développé par des penseurs tels qu'Épictète, Sénèque ou Marc Aurèle. Ils ont tous défendu la même chose, se concentrer sur ce qui dépend de soi et accepter ce qui ne dépend pas de soi.
Appliqué à la santé, cela signifie que vous devez cesser d’être obsédé par des facteurs que vous ne pouvez pas modifier (comme la génétique ou certaines circonstances externes) et commencer à agir en fonction de ce que vous pouvez. C'est-à-dire votre alimentation, vos mouvements et votre repos.
Quelle est la dichotomie du contrôle et pourquoi est-ce essentiel pour mettre fin à l’auto-sabotage ?
La dichotomie du contrôle consiste à savoir faire la différence entre ce qui dépend de vous et ce qui ne dépend pas de vous. « Nous ne pouvons contrôler que nos actions, nos pensées et nos réactions », explique le Dr Pareja. Ceci, pris au quotidien, change bon nombre de nos décisions. « Lorsque vous n'êtes pas clair à ce sujet, il est facile de trouver des excuses : ne pas vous entraîner parce que le temps est mauvais, manger trop lors d'un repas social ou abandonner vos habitudes par manque de motivation. Cependant, lorsque vous comprenez ce qui est sous votre contrôle, vous commencez à agir de manière plus consciente. Pas parfait, mais cohérent. »

Quels piliers améliorent votre métabolisme ?
Helios Pareja souligne quatre principes qui aident à prendre de meilleures décisions au quotidien :
- Sagesse. Autrement dit, choisissez en fonction d’informations réelles, et non de modes ou de tendances.
- Tempérance. C’est-à-dire avoir la maîtrise de soi sans tomber dans les extrêmes.
- La justice, ou ce que signifie prendre soin de soi sans exiger plus de soi.
- Courage. Bref, continuez même si les résultats ne sont pas immédiats.
Ce dernier point est particulièrement important. Parce que l’une des erreurs les plus courantes est d’abandonner quand on ne voit pas de changements rapides. « Nous devons persister face aux difficultés, surtout lorsque les progrès vers nos objectifs semblent lents, car cela fait partie du progrès. »
Parce que? Accepter certaines choses ne signifie pas abandonner. « Si vous avez une prédisposition génétique à prendre du poids, vous ne pouvez pas changer cela. Mais vous pouvez décider comment vous mangez, combien vous bougez ou comment vous gérez votre repos, c'est ce que suggère le stoïcisme métabolique. »

Quelle est l’erreur la plus courante lorsqu’on parle de métabolisme ?
Aimez-les maintenant. Dans un contexte où tout est immédiat, il est normal de vouloir des changements rapides. Mais c’est l’un des principaux problèmes. « Les régimes extrêmes, les entraînements intenses ou les changements radicaux échouent parce qu'ils n'ont aucun fondement. Des résultats durables nécessitent un travail préalable sur la perception et les habitudes. »
Comment transformer votre métabolisme en trois étapes
Quand quelqu'un veut apporter des changements dans sa vie, il a tendance à les reporter, et le message de Pareja affecte précisément cela : « Le bon moment pour agir, c'est maintenant, car la seule chose que vous pouvez contrôler est le présent ». Il n’est pas nécessaire d’attendre plus de temps, plus de motivation ou de meilleures conditions ; puisque les changements commencent par des décisions petites mais constantes. Pour ce faire, elle propose une méthode basée sur trois niveaux :

1/ Changer d'identité
La première étape n’est pas un régime ou un entraînement. C'est ainsi que vous vous voyez. « Si vous vous identifiez comme quelqu'un qui ne peut pas résister aux sucreries ou qui ne termine jamais ce qu'il commence, tout effort sera éphémère. Le changement commence lorsque vous modifiez cette perception. »
2/ Construire des habitudes durables
Une fois l’identité changée, il est plus facile de mettre en place des habitudes ; mais attention, pas à l'extrême. Il ne s’agit pas de tout faire parfaitement dès le début. « Au lieu de changements radicaux, il est préférable de commencer par des actions gérables et durables. » La raison ? De petits changements, répétés au fil du temps, génèrent plus d’impact que de grands efforts ponctuels.
3/ Les résultats arrivent plus tard
La troisième étape concerne les résultats visibles, qu'il s'agisse de perdre du poids, de gagner du muscle ou d'améliorer la santé. Bien que le médecin insiste sur le fait qu’ils ne devraient pas être le point de départ. « Un changement superficiel est essentiel, mais il doit être le reflet d'un processus interne solide ; car lorsqu'il n'y a pas de base, les résultats ne durent pas. »