Les progrès de la science ont augmenté l’espérance de vie, mais ce que nous cherchons, c’est de bien vivre le plus d’années possible. Pour y parvenir, il est essentiel de recourir à l'exercice physique, à une bonne alimentation et à un bon repos. Dans l’ensemble, une routine saine. La génétique influence également, mais elle n’est pas la seule à déterminer comment nous vieillissons. Selon les experts, ce sont les habitudes quotidiennes qui font la différence pour vivre mieux et plus longtemps.
Depuis Femme Nous avons discuté avec Noelia Jiménez, experte en longévité et fondatrice de Longévité du haloqui nous dit que : « les fondements de la longévité commencent à la maison. Quand nous parlons de longévité, nous ne parlons pas seulement d'ajouter des années, mais d'ajouter de la qualité de vie. Bien vieillir signifie conserver l'énergie, l'autonomie, la clarté mentale et le bien-être physique et émotionnel le plus longtemps possible. Et cela ne commence pas dans une clinique : cela commence dans les habitudes quotidiennes, dans les petites décisions que nous répétons chaque jour.
Le mode de vie fait la différence entre vieillir avec énergie ou vieillir avec des maladies, ce que nous appelons communément « maladies ». Ce que vous faites chaque jour détermine ce que vous ressentirez dans quelques années. L'expert nous explique les 3 clés essentielles à la longévité :
1. Alimentation : nourrir l’organisme pour le protéger sur le long terme
L'alimentation est l'un des piliers essentiels de la longévité, car comme nous le dit Noelia : « elle a un impact direct sur l'inflammation, le métabolisme, la santé hormonale, le système immunitaire et l'énergie cellulaire. Il ne s'agit pas de faire des régimes restrictifs ou de rechercher des formules miracles, mais de construire une base nutritionnelle solide et durable dans le temps. »
Une alimentation anti-âge saine et équilibrée est essentielle dans notre quotidien. « Il est important de donner la priorité aux légumes, aux fruits, aux protéines de qualité, aux graisses saines et aux aliments à haute valeur nutritionnelle qui aident l'organisme à mieux fonctionner et à vieillir de manière plus équilibrée. De même, réduire la consommation d'aliments ultra-transformés, de sucres ajoutés, de graisses de mauvaise qualité et d'excès d'alcool contribue à réduire l'inflammation chronique de bas grade, dont nous savons aujourd'hui qu'elle est à l'origine de nombreux processus de vieillissement accélérés », explique l'expert.
Bien manger n'est pas seulement une question de poids ou d'esthétique : « c'est un outil de prévention et un moyen d'investir dans la santé future. Une bonne alimentation peut aider à préserver la masse musculaire, à améliorer la santé digestive, à stabiliser la glycémie et à favoriser un vieillissement plus sain et plus vital », ajoute-t-il.
2. Exercice physique : maintenir la force, la mobilité et l’autonomie

Le sport est un autre des piliers fondamentaux de la longévité. Le mouvement quotidien est crucial, et cela est confirmé par notre protagoniste. « Si je devais choisir une intervention ayant un impact énorme sur la longévité, ce serait l'exercice physique. Le corps a besoin de mouvement pour rester fonctionnel, fort et métaboliquement actif. Nous ne parlons pas de performances extrêmes, mais plutôt de cohérence », explique-t-il.
À partir d’un certain âge, entretenir sa masse musculaire est primordial. « La force n'est pas seulement une question esthétique : elle est directement liée à l'autonomie, à la stabilité, à la santé des os, à la prévention des chutes et à la capacité d'affronter les années de manière autonome. C'est pourquoi il est si important de combiner l'entraînement en force avec des exercices aérobiques réguliers, en plus de travailler sur la mobilité et la flexibilité », nous explique le spécialiste de la longévité. Et il poursuit : « marcher, faire de la musculation deux à trois fois par semaine, bouger quotidiennement et éviter la sédentarité ont un effet très puissant sur la santé cardiovasculaire, le métabolisme, l'énergie et l'humeur. L'exercice est l'un des grands modulateurs du vieillissement en bonne santé. »
3. Repos : régénérer, équilibrer et réparer

Bénéficier d’un sommeil réparateur est une autre clé. « Le repos n'est pas un luxe ou une récompense en fin de journée, c'est une nécessité biologique. Bien dormir est l'un des mécanismes les plus importants pour la régénération du corps. Pendant le sommeil, le corps active les processus de réparation, régule les hormones, consolide la mémoire et protège la santé du cerveau », explique Noelia.
Il est recommandé de dormir entre sept et huit heures de qualité chaque nuit car « cela favorise l'équilibre métabolique, immunologique et émotionnel. D'autre part, un manque de sommeil soutenu dans le temps est associé à plus d'inflammation, à une moins bonne régulation hormonale, à un plus grand risque cardiovasculaire, à des altérations de l'appétit et à un vieillissement plus rapide. bien-être », déclare Noélia.
Pour conclure, l'expert souligne que : « La longévité ne dépend pas d'une seule action, mais de la somme d'habitudes intelligentes et soutenues. Manger mieux, bouger plus et bien se reposer semblent des gestes simples, mais ils ont une énorme capacité à transformer notre façon de vivre et notre façon de vieillir. La vraie longévité commence bien avant l'apparition de la maladie : elle commence par la prévention, la sensibilisation et les soins quotidiens. Et un dernier conseil essentiel pour moi : le contact avec la nature.