Il y a des films dont on se souvient pour une tournure radicale dans le scénario ; d'autres, pour une scène emblématique entre ses protagonistes. « The Assistant » le fait pour les deux raisons et pour quelque chose d'encore plus subtil (et même inquiétant) : les costumes. Ou plutôt blanc. Une couleur qui envahit l'histoire du début à la fin et qui finit par conquérir même les looks les plus médiatisés de ses protagonistes, à l'écran comme en dehors.
Amanda Seyfried et Sydney Sweeney livrent non seulement deux performances mémorables, mais, presque sans le vouloir, nous offrent une authentique leçon de style pleine de sens. Une qui nous donne aussi des indices très clairs sur la direction que prend la mode en 2026. Car oui, le blanc est à nouveau au centre. Et l’apparence de leurs personnages est la clé pour s’habiller de manière sophistiquée et à la mode.
Que se passe-t-il avec le blanc dans « The Assistant » ?
Dans le film, le blanc n’est ni une palette esthétique neutre ni une décision stylistique aléatoire. C'est un uniforme imposé, une règle silencieuse qui définit le rôle qu'une femme doit occuper au sein de cette maison… et au sein de cette relation.
Quelque chose qui s'entend non seulement à travers la couleur, mais aussi avec l'ensemble des règles qui l'accompagnent : cheveux blonds, bonnes manières et correction constante. Tout répond à un idéal féminin dicté par lui, une sorte de manuel non écrit de ce que devrait être « la femme parfaite » selon sa propre vision (et profondément tordue). Le film traduit cela avec brio à travers des costumes où l'absence de couleur est sa meilleure arme.

On le voit pour la première fois sur Amanda Seyfried : cardigans et pulls tricotés, jupes plissées, robes moulantes, chemises immaculées et même pyjamas blancs. Fidèlement accompagnés de leur collier de perles caractéristique, qui renforce cet air de luxe silencieux aussi raffiné qu'inquiétant. Si silencieux qu'au début, on ne se doute même pas de ce qu'il peut cacher. En tant que spectateur, je ne pouvais m'empêcher de me demander combien de fois nous avons associé la couleur blanche à l'innocence, alors qu'ici elle joue un double rôle, ce que (en tant que « fashion victim ») je ne pourrais pas aimer davantage. Je ne sais pas pour vous, mais j'ai l'intention de copier le look d'un cardigan avec des boutons dorés, une jupe midi et des ballerines pour ce printemps.
Le remplacement silencieux : porter du blanc pour prendre sa place
(Attention, voici un 'spoiler'). L’un des détails les plus intelligents (et effrayants) du film survient lorsque le deuxième protagoniste entre également dans la cible. Non pas comme un hommage, ni comme une coïncidence, mais comme un symptôme. Il a pris sa place. Littéralement et symboliquement.
Pour être honnête, nous avons tous ressenti une certaine tentation en voyant Millie (Sydney Sweeney) recevoir les tenues luxueuses de la femme pour laquelle elle travaille. Et les looks ne pourraient pas être plus emblématiques. Corsets, jupes fourreau, salles de bal, manteaux longs, lingerie exquise… les vêtements les plus désirables, qui éveillent ce désir presque coupable d'avancement esthétique. Qui ne voudrait pas ouvrir ce placard tous les jours ?
De l'écran au tapis rouge
Rien de tout cela ne reste une fiction. Lors de la promotion du film, Sydney Sweeney, dont le personnage donne son nom et son corps à « The Assistant », a fait du blanc sa marque de fabrique lors des avant-premières et des apparitions publiques. Un exemple de « méthode dressing » bien comprise, où la mode promotionnelle ne concurrence pas le film, mais prolonge plutôt son histoire.

L'actrice semble comprendre que son personnage vit dans l'essence de cette couleur et la transfère sur le tapis rouge comme une extension naturelle de l'histoire. Amanda Seyfried, pour sa part, a joué avec le blanc dans les moments qui ont précédé la première, mais quand est venu le temps de briller, elle a donné cette couleur à son successeur, optant pour d'autres tons qui correspondent mieux à la véritable personnalité de Nina (son personnage). Un geste subtil, mais chargé de sens.

La couleur qui marquera 2026
Le blanc n'a pas seulement conquis le récit et les costumes des protagonistes de « The Assistant », mais on sait déjà qu'il sera la couleur de l'année selon Pantone avec son « Cloud Dancer ». Amanda Seyfried et Sydney Sweeney ont les looks les plus élégants pour nous inspirer.